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Le Modernistes

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

« On ne s’écartera donc pas de la vérité en les regardant comme les ennemis les plus dangereux de l’Église. » Ainsi parle le Pape St. Pie X dans l’encyclique Pascendi Dominici Gregis. Et pourquoi ? Il répond lui-même : « En effet, comme Nous l’avons dit, ce n’est pas du dehors, mais du dedans qu’ils trament leur ruine ; le danger est donc, pour ainsi dire, dans les veines mêmes et au cœur de l’Église, d’autant plus redoutable qu’ils la connaissent plus intimement. »


Or, les papes de l’Église conciliaire sont-ils modernistes ? Oui, et ils ont tramé leurs desseins pernicieux dans les propres veines de l’Église durant le Concile Vatican II, corrompant la notion de Tradition et même la notion de vérité.


Le pape actuel, ainsi que les cardinaux et les évêques, sont-ils modernistes ? Oui, car ils acceptent en grande majorité le Concile Vatican II, dans lequel s’est manifestée l’alliance entre les fausses philosophies modernes et la Foi — alliance qui constitue la racine même du système moderniste. Les condamnations de Pie XII concernant la Nouvelle Théologie et ses propagateurs ont été ignorées, et le concile ainsi que le post-concile ont été imprégnés d’erreurs et d’une mentalité moderniste. Il s’agit parfois d’un modernisme diffus, presque inconscient, mais qui empêche les évêques et les cardinaux actuels de voir que Mgr Lefebvre avait et a raison dans son combat.


Que la Fraternité Saint-Pie X, qui a reçu et transmet la vraie philosophie et la vraie théologie, sache éviter les ennemis « qui se cachent dans le sein même de l’Église » et qui aujourd’hui croient avoir vaincu et veulent vaincre la Fraternité et toute la Tradition. Que Dieu ne le permette pas.


Mais il faut dire que, malheureusement, depuis vingt-cinq ans, la Fraternité s’est rapprochée imprudemment de Rome et, en conséquence, s’est affaiblie dans le combat contre les modernistes qui occupent le Vatican. Il est à craindre qu’elle ne sache pas discerner ni repousser tous les pièges qui ne manqueront pas de lui être tendus à l’occasion des nouvelles consécrations.


Tant en 1988 que maintenant, Mgr Lefebvre demeure le modèle du combat contre les mêmes ennemis qui, depuis le Concile Vatican II, ravagent la Sainte Église. Il suffit de suivre son exemple pour se mettre à l’abri des attaques des modernistes et travailler à l’accroissement, en nombre et en mérite, des fidèles.


Nous prions pour la Fraternité, à laquelle nous devons tout ce que nous avons de meilleur, car c’est de son fondateur que nous avons reçu le sacerdoce ainsi que les enseignements qui nous ont permis de ne pas faire naufrage dans la foi. C’est aussi d’un de ses fils dans l’épiscopat que nous avons reçu le nôtre.


Pour toutes ces raisons, nous prions pour la Fraternité et souhaitons de toute notre âme le bon succès de ces consécrations, pourvu qu’elles soient faites avec le même esprit de prudence et de foi que celui de Mgr Lefebvre.


+ Thomas d’Aquin O.S.B.

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